jueves, 14 de junio de 2012

Alain Santacreu sobre José Antonio

Por su interés reproducimos el artículo del autor francés Alain Santacreu con esta breve introducción biográfica sobre el mismo.

Alain Santacreu es hijo de anarquistas españoles que se define como "abierto al pensamiento profundo y fraternal de José Antonio Primo de Rivera (ver texto en rojo y nota 32). Reproducimos parcialmente la segunda parte de un artículo escrito con ocasión de la publicación del libro de Stanley Payne prologado por Arnaut Imatz en 2011 (La guerre d'Espagne. L`histoire face à la confusion mémorielle). 


Texto completo en http://talvera.hautetfort.com/





II. Camouflage du camouflage : l'axe syndical révolutionnaire
 
     « Ni Berlin ni Moscou ! », clamait l’anarchiste italien Camillo Berneri, avant d’être assassiné par les tchékistes hispano-russes de l’immonde Palmiro Togliatti. Un voile de crimes, de censure et de calomnies a été tendu, tant par la droite – fasciste ou libérale – que par la gauche – communiste ou socialiste – pour cacher  « un de ces rares moments dans l’histoire de l’humanité où l’on a vu un peuple prendre le contrôle de sa propre vie », pour citer Ken Loach, réalisateur de Land and Freedom (1995), film dédié aux « collectivités » libertaires [23]. Ce déni de la révolution espagnole, Burnett Bolloten l’avait dénoncé dans son livre Le Grand Camouflage. Nier le nouveau paradigme proposé par l’anarcho-syndicalisme fut une constante de la propagande des républicains du Front populaire, obéissant ainsi aux directives du Komintern. Malgré la multiplication des  témoignages, la « conspiration du silence » a perduré jusqu’à nos jours. Une forme de négationnisme, plus insidieuse encore, est apparue depuis quelques années avec les nouveaux historiens dit « modérés » dont Stanley Payne est un des chefs de file.
    Durant la période qui suivit l’insurrection franquiste, le 19 juillet 1936, une révolution sociale d’une envergure encore inconnue eut lieu en Espagne. Une révolution communiste libertaire qui réalisa les théories préconisées par Proudhon et Bakounine, ainsi que par l’école kropotkienne de l’anarchisme socialiste. Obéissant à un mouvement apparemment spontané, bien que très vite soutenu par les syndicats de la CNT et, dans une moindre mesure, de l’UGT [24], les travailleurs des villes et des campagnes s’appliquèrent à opérer une transformation radicale des conditions sociales et économiques. Quand éclata la rébellion militaire, le gouvernement républicain se trouva comme paralysé. À Madrid et à Barcelone, les ouvriers se procurèrent eux-mêmes des armes, pillant les arsenaux de l’État et les navires militaires ancrés dans le port de Barcelone. Ils écrasèrent l’insurrection, alors que le gouvernement essayait de parlementer avec les séditieux, hésitant entre deux dangers : être vaincu par Franco ou armer les masses ouvrières.
     La « collectivisation »  des moyens de production se révéla une réussite remarquable, jusqu’au moment où, après le coup fatal porté par les forces contre-révolutionnaires du bolchévisme et de la bourgeoisie libérale, dès le mois de mai 1937, après les « journées sanglantes de Barcelone », elle fut écrasée, au fur et à mesure de l’avancée de la guerre, tant par l’armée fasciste des séditieux que par l’armée  républicaine commandée par les communistes.

     Dans le livre de Stanley Payne, cette révolution essentiellement anarchiste est considérée comme une aberration qui aurait empêché la poursuite victorieuse de la guerre. L’auteur semble plutôt admirer la stratégie « révolutionnaire » stalinienne qui tentait de faire de l’Espagne une « démocratie populaire » préfigurant les régimes soviétiques des pays de l’Est. Le chapitre 30, « La République espagnole a-t-elle été une démocratie populaire ? », est sur ce point très explicite. Payne cite l’ouvrage de Ronald Radosh, Mary R. Habeck et Grigori Sevostianov, édition annotée et écrite à partir des archives soviétiques mises à la disposition des chercheurs [25] : « Comme le soupçonnaient depuis longtemps quelques historiens, les documents prouvent avec certitude que les hommes de Moscou tentaient de "soviétiser" l’Espagne et d’en faire ce qui aurait été l’une des premières "républiques populaires", avec une économie, une armée et une structure politique de style stalinien. » (422) Selon Payne, le soutien apporté par Staline à la cause républicaine en Espagne était mû par deux facteurs : d’abord, le souci de la sécurité de l’Union soviétique vis-à-vis de l’Allemagne nazie ; puis, l’espoir qu’une victoire républicaine favoriserait la « révolution populaire ». Mais ce second objectif ne devait pas être mis en avant par le Front populaire pour ne pas effrayer les classes moyennes ni les gouvernements occidentaux. Payne commentera, quelques lignes plus bas : « Les porte-parole de la CNT ne se laissèrent évidemment pas convaincre et répétèrent qu’on ne pourrait jamais mener une révolution avec l’approbation de la bourgeoisie internationale. Le double jeu des communistes était trop subtil pour eux. »  Stanley Payne exprime ici tout son mépris pour la capacité révolutionnaire des anarchistes. Il partage l’idéologie de ceux, libéraux et communistes, qui croient à la supériorité d’une « élite » et à sa nécessité pour diriger le peuple. Et l’auteur conclut : « La formule de la "république populaire" était en soi une stratégie révolutionnaire, mais qui procédait en deux étapes au lieu d’une. Elle était somme toute plus compatible avec les besoins militaires d’une gigantesque guerre civile que la révolution socio-économique immédiate dont rêvait l’extrême gauche. » (288).
     
(...)

     Il serait intéressant d’établir un parallèle entre les événements de mai 1937, qui allaient précipiter la déroute de l’anarcho-syndicalisme, et ceux qui avaient lieu au même moment dans le camp adverse, du côté des nationaux, et allaient entraîner l’étouffement de la Phalange authentique.
     Après la mort de José Antonio Primo de Rivera, en novembre 1936, on procéda à l’intégration de la Phalange au régime franquiste, adultérant ainsi définitivement l’idéal national-syndicaliste. Serrano Suñer, le beau-frère de Franco, organisa l’Unification des forces de Droite en créant, par le décret du 19 juillet 1937, la Phalange Espagnole Traditionaliste des J.O.N.S. Dès le 10 mai 1937, une note officielle avait fixé les nouveaux statuts de l’organisation et proclamé le Caudillo chef suprême de la Phalange unifiée.
     Ainsi, au même moment, l’anarcho-syndicalisme et le national-syndicalisme furent respectivement trahis par les deux forces soi-disant antagonistes de l’axe contre-révolutionnaire : le communisme et le fascisme. 
     Selon Stanley Payne, à la veille de la guerre civile, le « fascisme générique » était représenté en Espagne par la phalange de José Antonio Primo de Rivera  et les JONS [30] de Ramiro Ledesma Ramos. Ces deux seules organisations avaient fusionné en février 1934. Payne a consacré ses premiers travaux universitaires au mouvement phalangiste [31]. Comme l’a magistralement démontré Arnaud Imatz, faire du national-syndicalisme josé-antonien un mouvement fasciste est très contestable [32]. Il semble plutôt que José Antonio Primo de Rivera, fortement influencé par la pensée d’Ortega y Gasset, ait prôné des thèses assez proches de celles soutenues en France, dans les années 30, par le mouvement « Ordre nouveau » d’Alexandre Marc et Robert Aron, auquel participèrent, entre autres, Denis de Rougemont et Jacques Ellul. 
     L’essentiel de la pensée josé-antonienne réside dans l’idée de patrie. La patrie est la synthèse transcendante, la suprême réalité de l’unité de destin d’un peuple : elle prime sur toutes les structures et organisations et sur l’État lui-même. Le national-syndicalisme se présente ainsi comme la rectification, profondément « chrétienne », de la dégénérescence de l’idée socialiste dans le marxisme internationaliste. Les syndicats, bien qu’intégrés à l’État, ne sont pas des organes étatiques comme dans le corporatisme fasciste. En cela, la conception de la Phalange se démarque de la doctrine sociale de l’Église, telle que celle-ci est apparue, en 1931, dans  Quadragesimo Anno de Pie XI. En effet, c’est bel et bien un corporatisme de type fasciste qui se dévoile dans cet encyclique. Ainsi, l’article 93 précise que les représentants des syndicats ouvriers et patronaux d’un même secteur d’activités professionnelles sont regroupés au sein de corporations qui sont « de vrais et propres organes ou institutions d’État ». De nombreuses prérogatives, confiées à l’État, seront transférées aux corporations, selon un principe de subsidiarité, explicité aux articles 79 et 80. On confèrera à ces institutions étatisées le soin de s’occuper des « affaires de moindre importance », afin que l’État lui-même puisse « plus librement et plus puissamment [..] diriger, surveiller, stimuler, contenir ». Il est donc foncièrement malhonnête, comme certains catholiques s’y emploient, de faire passer ce « principe d’association », qui se réduit à délégation de responsabilités ente deux instances de l’État, pour une promotion de l’initiative individuelle et citoyenne.
     Le national-syndicalisme n’est pas un syndicalisme d’État . Au contraire, le syndicat étant conçu comme la structure de base de la société, l’État se voit subordonné aux fins du syndicalisme. L’individu, avant d’être un citoyen, est d’abord une personne ayant une finalité d’éternité qui se situe au-delà de tous les pouvoirs politiques. Seul le droit naturel, lié à la loi divine, demeure immuable. Partant de cette réalité, toutes les formes d’organisations politiques sont légitimes si elles servent au bien commun qui est l’unique justification du pouvoir. Dès lors, l’État ne doit exercer aucune prégnance sur la personne, seule l’Église, par sa vocation spirituelle, a la capacité de l’orienter.
     Le national-syndicalisme se fonde sur un double rejet du capitalisme et du marxisme. Le système démocratique libéral est illusoire car il repose sur la liberté supposée du citoyen soumis à la volonté générale, les techniques de manipulation de l’opinion restant à la dispositions des puissances financières. La critique du capitalisme de José Antonio est sous-tendue par l’éthique chrétienne de la personne : le bien commun doit primer sur le profit. Entre l’État et la personne, les corps intermédiaires – la famille, la municipalité, le syndicat – sont les contre-pouvoirs indispensables à l’instauration du bien commun. Quant au marxisme, il reste lié à la philosophie du libéralisme économique qui conçoit l’homme uniquement comme un producteur et un consommateur. Il s’agit par conséquent de dépasser ces deux idéologies strictement économistes en découvrant de nouvelles formes de vie sociale.
     Pour José Antonio, le socialisme originel non-marxiste, celui du socialisme « utopique » mais aussi de l’AIT proudhonienne [33], était un mouvement auquel il reconnaissait une valeur spirituelle. En effet, la capacité sacrificielle de la classe ouvrière et paysanne témoigne d’une grandeur morale dont la bourgeoisie a toujours été essentiellement démunie. C’est ainsi que, contrairement aux communistes espagnols, appartenant en majorité à la classe moyenne, exécuteurs passifs des directives staliniennes dictées par le Komintern, il y eut toujours chez les ouvriers et paysans anarchistes un véritable patriotisme révolutionnaire contre les rebelles factieux aidés par les fascismes allemand et italien. Un patriotisme  qui n’est pas sans rappeler celui des communards français de 1871. En pleine guerre civile, en septembre 1937, Abad de Santillán, le grand leader de la FAI, écrivait : « La guerre ne peut être gagnée que si elle se transforme en guerre d’indépendance nationale, car rares sont les Espagnols qui se réjouissent à la perspective d’une Espagne convertie en colonie, russe ou italienne. Le drapeau de l’indépendance nationale pourrait faire des miracles ; mais ce drapeau, ni le gouvernement de Valence ni le gouvernement de Franco ne peuvent le brandir. Ce drapeau, seul peut le hisser le peuple authentique, le peuple de 1808, le peuple du 19 juillet 1936. » [34]

(...)


sábado, 2 de junio de 2012

La violencia en la II República (por Francisco Alamán Castro en www.alertadigital.com)



(Mitin electoral de Falange con el nombre de sus primeros militantes asesinados de fondo)

Otra de las fantasías al uso y abuso fue la de la violencia de la Falange. Que la usó, a lo peor demasiado, aunque nunca antes, ni con la misma intensidad que los partidos de izquierda de la República, socialistas, anarquistas y comunistas.A la famosa frase de José Antonio: “La dialéctica que la de los puños y las pistolas”. Se le sacó y saca un jugo increíble.Lo cierto es que la frase completa era: “Bien está, sí, la dialéctica como primer instrumento de comunicación.
Pero no hay más dialéctica admisible que la dialéctica de los puños y las pistolas cuando se ofende a la justicia o a la Patria”. Que es parecida pero que no dice lo mismo, ¡evidentemente!Los socialistas ya desde Pablo Iglesias, cuando el 12-11-09, refiriéndose a la Semana Trágica (hubo 120 muertos, más de 500 heridos graves y 112 edificios totalmente destruidos por el fuego). Declaraba a la prensa sobre su intervención en el Congreso: “los elementos que allí organizaron la huelga eran anarquistas, sindicalistas y socialistas”.


Leer artículo completo en
http://www.alertadigital.com/2012/05/26/la-violencia-en-la-ii-republica/

miércoles, 30 de mayo de 2012

Nuevo número de Altar Mayor


A disposición de los lectores se encuentra ya el primer tomo del nº 147 de la Revista Altar Mayor; revista que edita la Hermandad del Valle de los caídos y dirige Emilio Álvarez Frías.
Comparten páginas en este número interesantes artículos sobre geoestrategia que firman Natividad Carpintero y Nuria Martínez, por una parte y Armando Marchante por otra.
La historia del pensamiento en general y político en particular, son objeto de documentados artículos por parte de José Luis Orella y Gustavo Morales (artículo que, por su interés, reproduce este blog).
La Economía también cobra un papel destacado en este número con dos aportaciones de los profesores Juan Velarde y José Manuel Cansino.
Otros artículos imprescindibles son los de Luis Fernando de la Sota, Valentín Arteaga, Luis Buceta, Licinio de la Fuente, Alfredo Amestoy, Manuel Parra o Moisés Simancas, por citas sólo un ramillete de los 24 artículos que incluye este número en cuya portada aparece reproducido el óleo "Pensamiento del navegante" de Daniel Vázquez Díaz y cierra, en contraportada, "Torre de los Siete Picos. La Alhambra" de Joaquín Sorolla.

+ info en www.hermandaddelvalle.org

Del corporativismo al sindicalismo en José Antonio Primo de Rivera (publicado en hispaniainfo y en Altar Mayor nº 147)


Por Gustavo Morales.

El objeto de las líneas siguientes es ilustrar el devenir del sindicalismo en el pensamiento de José Antonio Primo de Rivera. De la confusa defensa de la protección obrera de la Dictadura de Miguel Primo de Rivera, amigo de “las alegrías verbeneras de la música”, pasando por el corporativismo hasta la final simpatía por el viejo sindicalismo revolucionario español. Este artículo ilustra la variación que se produjo respecto al sindicalismo en el pensamiento de José Antonio expresado en sus discursos y escritos durante sus seis años escasos de vida política: 1930-1936.
José Antonio ofrece un diagnóstico, no un veredicto. La unidad es el remedio contra la división, en su tiempo señala las causas de ésta última: separatismos locales, lucha de clases y partidos enfrentados electoralmente. Esa unidad como remedio se realiza en torno a una misión concreta que distingue a esa nación entre las demás. El grito elegido no es viva, sino arriba. Su origen está en el vallisoletano y regeneracionista Macías Picabea. Es la antítesis del romanticismo: “Amamos a España porque no nos gusta” que no se regodea en interpretaciones gruesas del pasado. El abogado Primo de Rivera no se resigna a convivir con la España chata y alicorta. “Si España fuese un conjunto de cosas melancólicas, faltas de justicia y de aliento histórico, pediría que me extendieran la carta de ciudadano abisinio; yo no tendría nada que ver con esta España”. La justicia y el sentido de la historia, la misión en palabras de Julio Ruiz de Alda, héroe del Plus Ultra, forman parte indisoluble con la idea de patria en José Antonio, una idea dinámica: destino, proyecto, unidad en los hechos, sin determinismos territoriales ni fatalismos raciales. José Antonio centrará la representación política y laboral en sindicatos y municipios, abolirá la lucha de clases mediante la cesión de los medios de producción a los sindicatos y levantará una idea de nación como proyecto para disolver el romanticismo desmayado del nacionalismo de terruño.

Para leer artículo completo pinche aquí 
http://www.hispaniainfo.es/web/2012/05/19/del-corporativismo-al-sindicalismo-en-jose-antonio-primo-de-rivera/

lunes, 21 de mayo de 2012

Publicado nº 108 de Cuadernos de Encuentro

Acaba de ver la luz el nº 108 de Cuadernos de Encuentro, publicación que edita el Club de Opinión Encuentros y dirige Federico Pino García.



El número incluye, entre otras colaboraciones, los artículos 'La tenora y la lira' y 'Rectificación del estado autonómico' de Manuel Parra Celaya, 'Cara al sol en la nieve' de Fernando Sánchez Dragó, 'Televisión islámica en España' de Luis Buceta y 'Teología y geopolítica. La tentación de Occidente' de Francisco Díaz de Otazú.

+ info www.opinion-encuentros.org

viernes, 18 de mayo de 2012

Exposición sobre la revista 'Vértice' (Agencia EFE. ABC 17-5-12)


Entre abril de 1937 y marzo de 1939, el bando nacional contó en la Guerra Civil con un aliado mediático como fue la revista "Vértice", cuya historia repasa una exposición que ha abierto hoy sus puertas en el Museo de Adolfo Suárez y la Transición (MAST), en Cebreros (Ávila).
La muestra, que ha comenzado hoy su itinerancia por Castilla y León, está organizada en colaboración con la Fundación del Instituto Castellano y Leonés de la Lengua y permanecerá en la tierra natal del expresidente del Gobierno Adolfo Suárez hasta el 12 de junio.
Según ha explicado a Efe Cristina Blanco, gerente del museo, la exposición recoge los veinte números publicados por "Vértice", así como los ocho monográficos que editó esta publicación "de una gran calidad".
A modo de ejemplo, baste citar un gran desplegable que incluyó en uno de sus números, con una fotografía de Madrid de nada menos que dos metros.
"Vértice" se convirtió además en "el escaparate del Régimen" y otorgó el protagonismo literario y social al grupo de escritores "nuevos" más valioso de la España franquista, como pudieron ser Rafael Sánchez Mazas, Víctor de la Serna, Ernesto Giménez Caballero, Álvaro Cunqueiro, Luis Rosales o José Luis López Aranguren.
También en sus páginas escribieron, entre otros, Edgar Neville, Agustín de Foxá, Eugenio Montes, Alfredo Marquerie o Gonzalo Torrente Ballester.
Con Manuel Halcón al frente de la publicación hasta 1939, año en el que fue sustituido por Samuel Ros, "Vértice. Revista nacional de Falange", que tal era su nombre completo, sirve de hilo conductor a una exposición que responde a un planteamiento crítico y a una reflexión contra la desmemoria, según fuentes de la organización.
Números originales, artículos destacados y carteles publicitarios conforman esta exposición en torno a una revista que aborda el lado opuesto de la historia que hasta ahora ha venido recogiendo el Museo de la Transición.
De hecho, la muestra abre al público como continuación a las dedicadas a "Hora de España", el "mejor exponente" de los intelectuales que "supieron estar por encima de las circunstancias", y "Ruedo Ibérico", la editorial del acervo intelectual en la clandestinidad.
 

jueves, 10 de mayo de 2012

Con la sal de mis huesos (Nicolás Miñambres en ABC)



“He escrito mucho, y confiadamente, / con la sal de mis huesos, poesía:», escribe Leopoldo Panero en uno de los sonetos más arrebatados, colofón de las reflexiones de Javier Huerta Calvo. Los cincuenta años desde la muerte del poeta no han fructificado críticamente, pero hay alguna muestra, como el tomo de estudios coordinado por Juan Manuel Sandín El peso de lo alegre y esta edición de Javier Huerta Calvo. Se trata de una luminosa exégesis de las motivaciones ideológicas y estéticas, planteada con mayor profundidad en la introducción de Obra Completa (2007).
Como en toda selección, los riesgos son inevitables, acentuados si se ha llevado a cabo de entre «los textos, que aparecían una y otra vez corregidos por el poeta en un terco y, a veces, exasperante ejercicio de depuración estilística». El rigor de le edición presenta un detalle especial: Javier Huerta Calvo es natural de aquella Astorga en la que Leopoldo Panero (en compañía de Luis Alonso Luengo y Ricardo Gullón, sus amigos del alma) dio sus primeros pasos literarios. Ello explica la mirada especial del editor sobre ciertos episodios estéticos y humanos y el rescate de documentos esenciales.
Javier Huerta Calvo recuerda que el poeta sufrió comprometidos embates vitales, estéticos e ideológicos, no siempre interpretados con acierto. Para conocerlos resulta esencial la novela de Andrés Martínez Oria Jardín perdido. La aventura vital de los Panero (2009). Sin olvidar El desencanto, documento cinematográfico estremecedor. Estigmatizado en algún momento con la etiqueta de escritor franquista (de la que emergería gracias a la edición de Andrés Trapiello Por donde van las águilas y otros poemas) el autor insiste en factores determinantes, soslayados con frecuencia: una sólida formación cultural, un cultivo temprano y apasionado de la poesía, su compromiso juvenil con las ideas progresistas y una temprana experiencia cosmopolita de su estancia en Inglaterra.
Luminosa resulta la visión humano-literaria de su relación con Pablo Neruda y César Vallejo, hasta el extremo de que este último llevó a Leopoldo Panero a cierta simpatía por las ideas comunistas. La guerra civil será decisiva. Detenido a su llegada de Inglaterra (al ser considerado colaborador del Socorro Rojo) los sufrimientos vividos en la cárcel de San Marcos de León harán variar sus vinculaciones ideológicas. Se adhiere a la Falange, si bien su compromiso nunca se tradujo en posiciones extremistas, pero sí facilitó su amistad con Agustín de Foxá, Luis Rosales y Antonio Zubiaurre, origen de una desgraciada experiencia en Sudamérica. No falta entre sus amigos Luis Cernuda, a quien conoce en 1946 en Londres, en el grupo de los exiliados españoles. Pero tampoco la relación con el poeta sevillano fue armónica. No son las únicas experiencias personales que se reflejan en su obra. Su intensa amistad con Pablo Neruda quedará truncada con Canto personal, libro que tal vez «acrecentara la inseguridad, la desconfianza de Panero a la hora de publicar».

La edición

Común al fervor de Javier Huerta Calvo por el poeta, se presenta la objetividad de sus juicios, reconociendo la «endeble condición» de algunos textos. Consciente de la dificultad que implica una selección, ésta se ofrece «en una sucesión continua y coherente (…) desde el primero [poema] que publicó en 1929 hasta el último que dejó sobre su escritorio la noche antes de morir, en agosto de 1962». El corpus queda enmarcado con «Arte poética» y «Epitafio». Todos los poemas vienen amparados por tres epígrafes: «Texto», indicando su procedencia, «Comentario», con reflexiones muy orientadoras y notas complementarias, lo que hace de En lo oscuro, una magnífica antología.